jeudi 17 avril 2008
Du Gris...
De retour à la maison, je défaits mes valises. Humeur un peu comme le ciel aujourd'hui, le gris c'est un mélange de plein d'autres choses...
Plein de choses, comme des rencontres inoubliables, le genre de rencontres où l'on se dit que pour s'entendre aussi bien on doit certainement se connaître depuis toujours. Des sons et de la musique plein la tête, le sentiment de finalement ne pas m'être trompée dans la voie que je suis depuis des années.
Bien sûr le retour au quotidien, même si mon quotidien est d'une manière générale assez peu monotone, est tout de même difficile. Des projets annulés, des contrats refusés, en soi, rien de bien nouveau, mais plus que jamais une saison totalement catastrophique qui s'annonce. Et plus que jamais la certitude qu'il est grand temps de partir pour avancer.
Ca me fout un peu le cafard bien sûr - vivre sans chanter ce n'est pas vraiment vivre.
Et malgré toutes ces mauvaises nouvelles qui arrivent par tous les bords, la sensation et la certitude que ce n'est qu'un mauvais moment à passer, qu'une fois de plus il faut garder confiance, suivre mon coeur et mon instinct. La situation idéale que j'imaginais il y a quelques temps n'est finalement pas celle qui me conviendrait le mieux. A ne pas rêver assez grand on se retrouve parfois dans des situations pas à la mesure de ce que veut notre âme!
Uruz me conseille de faire le point sur mes véritables envies. Ok, je médite la-dessus et on en reparle.
vendredi 7 mars 2008
C'est aussi dans le bonheur...
... que l'on reconnaît aussi ses vrais amis!
Mais si, tout le monde a du le remarquer un jour où l'autre, c'est pas inhabituel.
On commence un peu à sortir la tête de l'eau, mais déjà les réflexions et les petites remarques mesquines sont au rendez-vous! Comment des personnes comme nous, c'est à dire sans travail tout à fait fixe peuvent-elles se permettre de voyager ainsi? Pourtant, Sana'a, même si ce sera je n'en doute pas un voyage fabuleux, c'est avant tout un voyage d'étude, j'ai une petite bourse pour payer une partie des frais, je serais hébergée à titre gracieux, et je donne deux conférences qui permettrons de payer le reste, opération quasi-équilibrée financièrement donc, sinon je ne pourrais pas. Mais si j'ai une bourse, c'est aussi que j'ai travaillé dur pour intégrer la formation qui m'intéressait, des jours et des jours de travail même. Ensuite, les démarches ça n'a pas été simple non plus. Et encore moins d'être acceptée comme élève à Sana'a (pensez donc, une fille, et occidentale de surcroît!).
Enfin, pas de déception, si ce n'est celle de voir que certaines personnes sont vraiment sans surprise, j'aimerais tellement des fois me laisser surprendre par un "finalement, on peut changer!"
Et je rassure toutes mes lectrices qui s'inquièteraient pour moi, je vous rassure, j'ai aussi des vrais amis qui se réjouissent sincèrement et simplement pour moi!
Mais si, je suis fleur bleue, et j'y crois!

Quand il y a des comportements qui me gênent chez les autres, j'ai
quelques réflexes, notamment celui de me dire que peut-être je suis
moi-même un peu comme celà aussi - et c'est bien vrai!
Du coup, je me suis remise dans des situations où j'ai moi aussi envié
les autres au lieu de simplement et vraiment sincèrement me réjouir
pour eux, et il y en a des cas qui me reviennent en mémoire! En y
regardant de plus près, je me rend compte que ce sont des cas où en
fait je ne voudrait pas réellement la même chose. Pour plein de
raisons, sois que je ne suis pas prête à fournir la travail nécessaire
pour y arriver, sois que je ne voudrais pas être avec certaines
personnes, sois que je ne voudrais pas sacrifier autre chose. Dans tous
les cas, au fond de moi, je ne serais certainement pas du tout
satisfaite d'être dans cette situation. Intéressant n'est-ce pas? On en
apprend sur sois chaque jour n'est-ce pas!
L'image vient de ce blog, où l'on trouve plein d'autres roses bleues...
vendredi 22 février 2008
Pause?
Un genre de pause... virtuelle en tous cas. Pour le reste, c'est plutôt une période active. Boulots en tous genre, faut bien remonter l'état des finances pour ensuite repartir vers d'autres projets, et des projets il y en a!
Des projets qui tournent autour de mes deux intérêts principaux, la musique et l'apprentissage! J'ai presque la somme qui me manque pour partir étudier l'improvisation avec un maître, et je bénificierais aussi d'une petite bourse pour le faire. Où ça? Très loin! Du coup je potasse mes cours d'arabe, pas facile ici de trouver un environnement où j'en entendrais un peu. J'espère réussir à caller la date pour tout ça très vite, ça fait deux ans que ça traîne, toujours pour une plus ou moins bonne raison.
Sinon, avec mon cher et tendre on est en plein dans les recherches de boulot pour la rentré, Byzance, on en rêve tous les deux. On calcule. Redevenir "expat". La différence avec nos précédantes expériences à l'étranger, c'est que l'on s'organiserait pour revenir plus souvent, et avec un grand aéroport international à proximité -et donc des vols pas chers- ça paraît jouable. Pour la musique ce sera la paradis, mon petit chéri pourra enfin baigner dans un environnement qui lui permette de progresse en violon et 'oud. Moi aussi d'ailleurs...
Le oud', c'est ça...
Quand on s'est installés ici il y a quelques années, on se disait déjà qu'on n'éxcluerait pas de repartir pour un ou deux ans ailleurs. Le destin nous a donné un petit coup de pouce: si on n'avait pas autant galéré, on se serait peut-être laissés aller à notre petit confort. Enfin, tout reste à faire, des pistes, il y en a, mais il faut tomber sur la bonne, pas question de partir à l'aveuglette.
vendredi 4 janvier 2008
Après la pluie...
Bon, ça va mieux. C'est fou tout ce que l'on peut-être capable d'encaisser; l'être humain est vraiment plein de ressources!
Matériellement, c'est toujours pas mieux, même si on continue tous les deux nos recherches d'emplois, ici et à l'étranger, surtout en Turquie. Et sinon, je me suis remise la tête dans les vieux enregistrements de chanteuses qui ont quitté cette Terre bien avant que je n'y arrive.
Sinon, je met à profit cette période où j'ai bien trop de temps pour bouquiner (comme quoi en période de vache maigre, c'est pas mal d'avoir quelques bouquins d'avance!), méditer, danser, chanter un peu aussi même si j'ai du mal à m'y remettre. Ca me fait pleurer...
Pendant des années je n'ai pas pu chanter devant qui que ce soit, ça me faisait pleurer (si, si, à grosses larmes même!). Ca correspondait certainement à un des premiers grands cycles de ma vie, ça a passé vers l'âge de 20 ans. Et voilà que ça recommence! Enfin, ça fait aussi tellement de bien à mon âme!

L'image d'Inanna vient de ce site.
jeudi 3 janvier 2008
Vouloir et désirer
Suffit-il de vraiment vouloir les choses et d'agir en conséquence pour qu'elles se produisent? Est-ce que même lorsque l'on sait réellement ce que l'on veut, que l'on travaille et agit en conséquence ça suffit?
N'y-a-t-il pas autre chose?
Parceque s'il suffisait de vouloir réellement, sincèrement, est-on coupable si ça ne marche pas?
Rester positive, calme, ouverte, lucide, relativiser, bien sûr, ça aide à ne pas perdre pied, pas la peine de se rajouter des angoises suplémentaires! Mais il y a bien un moment où il faut attaquer les causes des situations et ne plus se contenter de regarder les évènements se dérouler en ayant l'impression d'être impuissant.

Une petite balade dans la fraîcheur de ce beau clair de Lune devrait me faire le plus grand bien.
La photo vient de ce très beau blog de photos.
Hésitations
J'ai toujours aimé aller au bout des choses. Aimé? En fait c'est plutôt un besoin, parfois même maladif il faut bien l'avouer. Plutôt que de faire les choses à moitié, je préfère en général ne pas les faire, passer à autre chose plutôt que de rester sur une situation insatisfaisante. Ce n'est pas incompatible avec acharnement et persévérence.

Mais là, je sèche. Je ne sais pas si je refuse de voir les choses en face ou si je dois encore essayer autre chose. Laisser tomber la musique, je commence à y penser. Je n'arrive pas à imaginer ma vie sans. D'un autre côté je suis bien obligée de me rendre à l'évidence: non seulement je ne progresse plus, pire même je regresse. Les quelques projets en suspens n'ont pas abouti malgré les très bons échos dans les médias. Si je ne me voie pas ne plus chanter, je ne m'imagine pas non plus continuer en sachant que c'est de moins en moins bon. Voilà donc où j'en suis... Pas bien loin quoi...
Il n'y a guère qu'ici que je puisse me laisser un peu aller, en dehors, il faut donner le change, entretenir la flamme de la réussite, continuer à faire rêver. C'est déjà tellement difficile que le moindre signe de faiblesse se retroune contre vous!
Bref...
mardi 1 janvier 2008
Expérimenter le doute
Donc, oui, prendre les choses telles qu'elles viennent. Laisser venir les émotions, les vivre, les accepter sans se laisser submerger. Même si les doutes sont là, les souffrances aussi, la peur même. Ne pas sombrer dans l'angoisse qui empêche de voir tous les aspects des situations. Même si notre taux d'endêtement commence à être inquiétant, même si côté boulot toujours pas grand chose en vue, même si le simple fait de faire quelques courses alimentaires devient compliqué et presque mission impossible étant donné le budget, même si, même si, même si...
Les plaisirs simples prennent toute leur importance. Apprécier le bonheur d'avoir du feu dans le foyer, les rayons du Soleil ou de la Lune, le merveilleux parfum de ma Rose qui a bien voulu se montrer en cette période de l'année, une jolie flamme de boudie sur mon autel, lire, étudier, faire des tirages de tarots... Et j'ai envie de recommencer à chanter, d'apprendre des nouvelles chansons, des nouvelles techniques. Il y avait de bien longues semaines que je n'avais plus envie de faire quoi que ce soit.
Et ce qui me tient c'est de me dire que finalement, même si les choses ne s'arrangent pas ici je pourrais toujours partir tenter ma chance ailleurs, sans avoir quoi que ce soit à perdre. Je me dit aussi que ce n'est pas la première fois que je suis dans une telle situation, j'ai malgré tout confiance, chaque épreuve porte en elle le germe de nouvelles étapes, même si elle paraît injuste et imméritée au regard du travail énorme et des efforts et sacrifices que j'ai pu fournir au cours des dernières années.
Enfin, mes oracles ne m'annoncent que de belles choses, raison de plus de garder confiance, d'aller de l'avant et rester ouverte à l'abondance du monde.
La photo vient de ce site.
vendredi 21 décembre 2007
Nuit de Yule
Les énergies de Yule sont bien là, aller au fond de soi, accepter de regarder en face ses doutes, ses interrogations...
En cette nuit magique je fais le voeux que tout s'arrange pour ma douce moitié.
J'aimerais tellement que ce cher amour trouve lui aussi la tranquillité, le calme, la sérénité. Sa mère ne cesse de le faire souffrir, même depuis qu'il ne la voie plus. Elle se sert de sa pauvre grand-mère pour tenter de le culpabiliser- et y arrive parfois forcément. C'est un problème de fond je crois, une histoire qui montre une fois de plus ou peut mener la rancoeur, la jalousie et le refus de se regarder en face. Sa mère n'a il me semble jamais su assumer les choix qu'elle a pu faire, et surtout, n'a jamais accepté de se remettre en question pour ses différents échecs (familiaux, sentimentaux, professionnels, amicaux,...). Du coup, elle en veut à sa mère, à qui elle reproche des tas de choses, la plupart me semblent infondées, mais pour y avoir pensé plus d'une fois, je crois que ce qu'elle lui reproche c'est d'être heureuse. Et c'est aussi pourquoi elle a tenté de faire vivre un enfer à son propre fils.
Je l'écoute, je le console, il a fait tout ce qu'il pouvait (moi aussi d'ailleurs) pour lui faire comprendre qu'elle ne pouvait prendre pour excuse quelques contrariétés dans la vie pour manipuler et culpabiliser sa famille. Elle s'est brouillée avec tous les membres de sa famille, à l'exception de sa mère à qui ses 80 automnes ont appris patience et abnégation. Je sais qu'il lui faudra du temps pour faire la part des choses, réussir à réellement ressentir de que pour le moment il ne peut qu'intellectualiser : il n'est pas responsable de cette situation, et pire, il n'y a absolument plus rien qu'il puisse faire pour que les choses évoluent.
Mes prières vont vers l'âme de sa mère, pour qu'elle accepte que le vie est un long apprentissage, que nos passages sur terre sont autant d'occasion à saisir pour être heureux simplement, et d'être en accord avec son âme.

Ange Gardien de l'église de la Madeleine, Paris.
samedi 15 décembre 2007
Être dans le moment présent
C'est quelque chose que je n'arrive décidément pas bien à faire en ce moment. Les travaux dans la maison y sont pour une large part. J'aime tellement ma maison, mon intérieur, mes meubles que ça a vraiment été difficile de voir tout ça recouvert de poussière, sans compter qu'au lieu des 2 ou 3 semaines prévues on est plutôt resté plus de 5 semaines dessus, rien que m'occuper du suivi de mon courrier a été une vraie galère, je n'ai pas pu assez travailler mes cours d'arabe, ni mes cours de phytothérapie, je ne parle pas de la musique. Du coup, pour surmonter tout ça, ça fait des semaines que je vie dans le "après les travaux ça ira". Et ça me réussi pas. Mon dos refuse d'aller de l'avant, j'ai de plus en plus mal.

Et maintenant que la grosse partie est derrière moi, je vis dans le passé, dans la façon dont ça c'est passé, sur ce qui ne m'a pas du tout plût dans le fonctionnement des personnes avec qui on a travaillé, des "la prochaine fois je ferais différement...", et des "si j'avais su, j'aurais du... et..." qui me bourdonnent dans les oreilles et l'esprit. J'ai du mal à retrouver mes marques.
Enfin, je file, j'ai formation en phytothérapie aujourd'hui! Les plantes, voilà qui va me remettre dans le présent!
L'horloge est celle de la très belle cathédrale de Strasbourg où j'ai eut la chance de pouvoir me réfugier pendant de longues heures quand j'étais étudiante. Elle vient de ce site.
vendredi 14 décembre 2007
Impressions, Attentes et Déceptions
Comme je suis le nez dans les projets de la saison prochaine, j'ai pas mal fait le point de ce que j'ai fait cette année. Et en regardant dans des expériences et collaborations qui ne se sont pas passées comme je l'aurais voulu, je me rend compte que souvent tout commence par une mauvaise impression et/ou appréciation de la réalité des relations.
Souvent, au travers de certaines rencontres/collaborations/expériences, on attend inconsciemment autre chose.
De la reconnaissance.
Se mettre en valeur.
Des remerciements.
Se donner confiance.
...

Bref, tout un tas d'attentes accessoires. Si on met ça en face des attentes des autres qui vont en général dans le sens inverse, au final c'est souvent incompréhensions et malentendus, frustrations dans le meilleurs des cas.
Or, toutes ces attentes, c'est souvent en sois que l'on peut les résoudre. Ensuite, il reste à faire avec celles des autres. Je me rend compte qu'une fois mes attentes éclaircies, j'arrive assez bien à faire abstraction des attentes des autres, je ne me sens moins coupable ou même responsable des frustrations qu'ils ne peuvent gérer par eux-mêmes.
En langage des fleurs, l'anémone rouge c'est le symbole de l'attente.
La photo vient de ce très beau site de photos.




